Alcools: Poèmes 1898-1913

By Guillaume Apollinaire

Variation enrichie (Introduction, notes, file et chronologie)

Placés sous le signe du temps qui passe, les poèmes d’Alcools récréent tout un monde : celui des lieux où son lifestyles a conduit leur auteur et dont ils entrecroisent les souvenirs, comme celui de ces grandes figures féminines qui ont traversé sa vie. Mais ils sont en même temps imprégnés d’une tradition à l. a. fois populaire et savante qui permet au poète de recueillir l’héritage du passé tout en s’ouvrant à l. a. modernité de l. a. vie ordinaire – les affiches ou bien les avions. On aurait ainsi tort de croire que ce recueil où s’inaugure los angeles poésie du XXe siècle soit, à sa parution en 1913, un livre de rupture. Nourri de poèmes anciens aussi bien que récents, le chant que font entendre ceux d’Apollinaire, à l’oralité si puissante, tire ses ressources du vers régulier comme du vers libre, et il ne s’agit pas pour le poète de céder au uncomplicated plaisir du nouveau : seule compte ici sa liberté et ce que lui dicte los angeles voix inimitable d’un lyrisme qui n’a pas cessé de nous toucher.

Édition présentée, annotée et commentée par Didier Alexandre. Chronologie de Laurence Campa.

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554 et voir p. 383 le Dossier). 2 Jean Moréas, dans Cantilènes, � Nocturne », utilise l. a. même onomatopée pour imiter le bruit fait par � le menuisier des trépassés » qui cloue un cercueil. 3 Voir � Le suicidé » (Po, p. 566). 4 Voir le poème clausural de Cloches en l. a. nuit (1887-1889) d’Adolphe Retté, � La chanson de Nirvanâ », IV, où un carillonneur sonne les cloches pendant que l’on emporte un cercueil : � Le carillonneur se penche / et regarde en bas vers l. a. ville. / Qui donc emportez-vous là-bas ? / – C’est toi » (Œuvres complètes, éd. citée, t. I, 1898, p. 99). 5 Voir Verlaine, Parallèlement, � Impression fausse ». LES FIANÇAILLES1 À Picasso. Le printemps laisse errer les fiancés parjures2 Et laisse feuilloler longtemps les plumes bleues Que secoue le cyprès où area of interest l’oiseau bleu Une Madone à l’aube a pris les églantines3 5  Elle viendra demain cueillir les giroflées4 Pour mettre aux nids des colombes qu’elle destine Au pigeon qui ce soir semblait le Paraclet5 Au petit bois de citronniers6 s’énamourèrent D’amour que nous aimons les dernières venues 10  Les villages lointains sont comme leurs paupières Et parmi les citrons leurs cœurs sont suspendus Mes amis m’ont enfin avoué leur mépris7 Je buvais à pleins verres les étoiles Un ange a exterminé pendant que je dormais Les agneaux les pasteurs des tristes bergeries 5  De fake centurions emportaient le vinaigre8 Et les gueux mal blessés par l’épurge9 dansaient Étoiles de l’éveil je n’en connais aucune Les becs de gaz pissaient leur flamme au clair de lune10 Des croque-morts avec des bocks tintaient des glas 10  À los angeles clarté des bougies tombaient vaille que vaille Des pretend cols sur des flots de jupes mal brossées Des accouchées masquées fêtaient leurs relevailles11 l. a. ville cette nuit semblait un archipel Des femmes demandaient l’amour et l. a. dulie12 15  Et sombre sombre fleuve je me rappelle Les ombres qui passaient n’étaient jamais jolies Je n’ai plus même pitié de moi Et ne puis exprimer mon tourment de silence Tous les mots que j’avais à dire se sont changés en étoiles Un Icare tente de s’élever jusqu’à chacun de mes yeux13 5  Et porteur de soleils je brûle au centre de deux nébuleuses Qu’ai-je fait aux bêtes théologales de l’intelligence14 Jadis les morts sont revenus pour m’adorer Et j’espérais l. a. fin du monde Mais los angeles mienne arrive en sifflant comme un ouragan J’ai ecu le braveness de regarder en arrière Les cadavres de mes jours Marquent ma path et je les pleure Les uns pourrissent dans les églises italiennes 5  Ou bien dans de petits bois de citronniers Qui fleurissent et fructifient En même temps et en toute saison15 D’autres jours ont pleuré avant de mourir dans des tavernes Où d’ardents bouquets rouaient 10  Aux yeux d’une mulâtresse qui inventait los angeles poésie Et les roses de l’électricité s’ouvrent encore Dans le jardin de ma mémoire Pardonnez-moi mon lack of expertise Pardonnez-moi de ne plus connaître l’ancien jeu des vers Je ne sais plus rien et j’aime uniquement Les fleurs à mes yeux redeviennent des flammes 5   Je médite divinement16 Et je souris des êtres que je n’ai pas créés Mais si le temps venait où l’ombre enfin solide Se multipliait en réalisant los angeles diversité formelle de mon amour J’admirerais mon ouvrage17 J’observe le repos du dimanche18 Et je loue los angeles paresse remark remark réduire L’infiniment petite technological know-how 5  Que m’imposent mes sens L’un est pareil aux montagnes au ciel Aux villes à mon amour Il ressemble aux saisons Il vit décapité sa tête est le soleil 10  Et l. a. lune son cou tranché19 Je voudrais éprouver une ardeur infinie Monstre de mon ouïe tu rugis et tu pleures Le tonnerre te sert de chevelure Et tes griffes répètent le chant des oiseaux 15  Le toucher monstrueux m’a pénétré m’empoisonne Mes yeux nagent loin de moi Et les astres intacts sont mes maîtres sans épreuve l. a. bête des fumées a l. a. tête fleurie Et le monstre le plus beau 20  Ayant los angeles saveur du laurier se désole À los angeles fin les mensonges20 ne me font plus peur C’est los angeles lune qui cuit comme un œuf sur le plat21 Ce collier de gouttes d’eau va parer l. a. noyée Voici mon bouquet de fleurs de l. a. Passion22 5  Qui offrent tendrement deux couronnes d’épines Les rues sont mouillées de l. a. pluie de naguère Des anges diligents travaillent pour moi à los angeles maison los angeles lune et l. a. tristesse disparaîtront pendant Toute l. a. sainte journée 10  Toute l. a. sainte journée j’ai marché en chantant Une dame penchée à sa fenêtre m’a regardé longtemps M’éloigner en chantant Au tournant d’une rue je vis des matelots Qui dansaient le cou nu au son d’un accordéon J’ai tout donné au soleil 4  Tout sauf mon ombre Les dragues les ballots les sirènes mi-mortes À l’horizon brumeux s’enfonçaient les trois-mâts Les vents ont expiré couronnés d’anémones 8  Ô Vierge signe pur du troisième mois23 Templiers flamboyants je brûle parmi vous Prophétisons ensemble ô grand maître24 je suis Le désirable feu qui pour vous se dévoue 4  Et los angeles girande25 tourne ô belle ô belle nuit Liens déliés par une libre flamme Ardeur Que mon souffle éteindra Ô Morts à quarantaine26 Je mire de ma mort los angeles gloire et le malheur 8  Comme si je visais l’oiseau de los angeles quintaine27 Incertitude oiseau feint peint quand vous tombiez28 Le soleil et l’amour dansaient dans le village Et tes enfants galants bien ou mal habillés 12  Ont bâti ce bûcher le nid de mon braveness 1 Pré-originale : Pan, no 6, novembre-décembre 1908, sans los angeles dédicace.

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